PARTAGER

Quand un ami m’a parlé la première fois du Hypox, j’avoue avoir ri. Il me disait que cela améliorait son travail respiratoire pour la course à pied. Je lui ai rétorqué : « et tu as aussi la bague de Danielle Gilbert pour te porter chance ? » (Cette vanne n’est malheureusement accessible qu’au plus de 30 ans !). Et me voilà 2 semaines plus tard à expérimenter cet accessoire…

Comment marche l’Hypox ?

Allez faire un tour dans la galerie ci-dessous. Vous verrez que l‘Hypox est composé d’un embout buccal qui se met dans la bouche un peu à la manière d’un tubas, et 3 languettes qui se mettent sur le devant de l’embout qui doivent faire varier le débit d’air. D’abord, parlons du confort d’utilisation. Même si l’embout de l’Hypox n’a aucun gout, il est assez désagréable en bouche. Faire de la course à pied avec un tubas dans la bouche, ce n’est pas simple. De plus, à cause de l’embout, vous ne pouvez plus parler et saluer les personnes que vous rencontrez. L’autre problème de l’Hypox c’est que l’on ne sait pas trop quoi en faire une fois que l’on a terminé. C’est assez gros, et vu le temps qu’il a passé dans notre bouche, il est baveux. Donc le mettre dans la poche n’est pas idéal.

Mais tout cela n’est que du confort. Qu’en est-il de son efficacité ?

Je ne suis surement pas un bon exemple. Autant je fais beaucoup de randonnée, autant je fais peu de course à pied. Je dois faire 2 à 3 séances de course à pied par mois. L’Hypox n’a donc eu aucun effet sur moi. Néanmoins, je ne peux pas dire qu’elle en serait l’effet sur des coureurs bien plus réguliers.

Quelle est la théorie derrière l’Hypox ?

Je ne suis pas spécialiste de la physiologie humaine, mais je vais essayer de vous expliquer ce que j’en ai compris. Le point d’amélioration que vise cet accessoire pour la course à pied est le passage de l’oxygène dans le sang au niveau des poumons, le but étant d’augmenter cette quantité.

Donc, avec Hypox, vous apprenez à remplir plus vos poumons et votre organisme capte ainsi plus d’oxygène. En cela, il simule en partie un entraînement en altitude.

Et comment fait-il cela ?

Comme vous avez pu voir dans la galerie photo de l’Hypox, il y a 3 languettes (appelées front) de couleurs différentes. Ces fronts permettent de faire varier le débit d’air pour améliorer les performances de vos poumons et de repousser le moment où on est dans le « rouge ». Ces 3 languettes sont à utiliser de la manière suivante :

  • Jaune (à 3 trous) pour une intensité modérée
  • Orange (à 2 trous) pour une intensité forte
  • Rouge (à 1 trou) pour une intensité extrême

La méthodologie pour adapter l’Hypox à votre entrainement de course à pied

Il se base sur le principe du 1214. C’est à dire que vous devez l’utiliser 1 séance sur 2 et le quart de votre temps. Par exemple, si vous avez un entrainement de 20 jours par mois et de 1 h par session, vous utiliserez l’Hypox dans 10 de ces sessions et vous ne l’utiliserez que pendant 15 minutes à chaque fois.

De plus, l’Hypox ne s’applique pas seulement à la course à pied, mais à tous les sports d’endurance demandant une amélioration du travail respiratoire comme le ski de fond, cyclisme, marche nordique etc.

Conclusion sur l’Hypox

Les arguments scientifiques de l’Hypox semblent sensés (même si je suis loin d’être un spécialiste de la physiologie de l’effort), et sur le papier, l’Hypox devrait être d’une grande aide pour la course à pied et d’autres sports. Dans les faits, j’ai trouvé que c’était surtout inconfortable de courir avec et qu’il ne me semblait pas trop indiqué pour des coureurs « modestes ». Par contre, pour des sportifs de haut niveau, il y a peut être plus d’intérêt (mais ne l’étant pas, je ne me prononcerais pas dessus !). J’ai tout de même un peu peur que cela soit comme le PowerBreathe, c’est à dire inefficace pour la plupart.

Finalement, le mieux dans cette « invention », c’est que c’est Made in France !

Et vous, avez-vous utilisé l’Hypox ? Avez-vous envie d’en acquérir un ?

LAISSER UNE RÉPONSE